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Le rejet du bas du corps

Le Moi peut se fermer à la conscience du corps en général et du bassin en particulier.

La pratique ou le spectacle de la danse classique orientée vers l’élévation, avec les pointes et les portés, induit des normes et façonne des corps différents de ce qui émane des danses africaines et moyen-orientales centrées sur le bassin ou du Katakali indien avec sa prise de terre.

Le ventre peut être abandonné à lui-même, ou bien, à l’opposé, maintenu serré, sous contrôle, par des muscles abdominaux trop toniques : il n’a plus le droit de se gonfler.

S’appuyant sur des normes culturelles qui semble avoir pour but de fragiliser et que l’on s’applique à soi-même, on veut ne pas avoir de ventre.

La pratique des exercices de conscience du corps nous fait découvrir combien souvent, chez nous autres, occidentaux, la région du bassin est loin de la conscience : quand on apprend à se pencher en avant d’une façon qui protège les disques lombaires, on commence, le plus souvent, par arrondir le dos au lieu de pivoter sur les hanches car on ne situe pas suffisamment ces articulations.

Quand on entre dans la perception de son bassin, souvent, on est surpris de découvrir de fortes crispations dans les muscles des hanches qui, pourtant, ne nous faisaient pas mal, alors que de bien plus légères tensions des épaules ne se font que trop bien sentir.

Quand le bas du corps est privé de la force du repousser, le haut du corps ne peut pas s’y appuyer, se poser ni se détendre. Il sera contracté. En effet, à l’évidence, le haut du corps ne peut pas se porter par lui-même. Ce serait défier les lois de la pesanteur. Alors on se raccroche à ce qu’on peut, en contractant le cou et les épaules.

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