Vous êtes ici / L’enracinement ou être dans son « hara » / Je n’ai plus à me porter

On voit combien il ne s’agit pas de s’élever soi-même, mais bien plutôt de se laisser être élevé.

Je vous invite à essayer ce repousser du siège avec les ischions, là et maintenant, sur votre chaise.

Je décris de nouveau le processus, avec des précisions supplémentaires :

 Etape 1 Se relâcher tout entier : le dos s’affaisse. J’accepte de me laisser porter, de me confier.

 Etape 2 Pour bien sentir le bassin et les ischions, faites rouler aussi longtemps qu’il vous plaira le bassin vers l’arrière puis vers l’avant en laissant le dos s’arrondir, puis se redresser et finalement se cambrer.

–  Ce doit être un amusant balancement qui détend le dos et que vous avez sûrement pratiqué, enfant.

–  Vous pouvez poser les mains sur les côtés du bassin pour mieux habiter le bassin et vous assurer qu’il est le moteur du mouvement et que le dos puis la tête ne font que suivre.

–  Soyez à l’écoute de votre dos. Par exemple, si la position cambrée vous fait mal, n’allez pas si loin dans la cambrure.

–  On nomme « ischions »  les 2 extrémités inférieures des os du bassin. C’est avec les ischions que l’on se pose sur un siège. Si vous les sentez peu, asseyez-vous sur un siège plus dur.

–  Si le bassin ne roule pas librement parce que les muscles des hanches sont (pour le moment) trop courts, prenez une chaise plutôt qu’un petit banc, afin d’avoir les pieds bien posés sur le sol, assez écartés, et les genoux plus bas que le siège.

 Etape 3 En gardant le cou et les épaules relâchés, inactifs, poussez  verticalement avec les ischions contre le siège, donc vers le bas.

–  Vous agissez avec la force du bas du corps (très précisément, avec les fléchisseurs de la hanche : quadriceps, psoas, adducteurs, etc…  Les grands fessiers ne se contractent pas.

–  Quand ce geste du repousser est devenu facile et précis les étapes 1 et 2 ne sont plus nécessaires. Dans la vie quotidienne, dès qu’on est assis, on se tient avec le repousser des ischions, les temps d’assise sur le petit banc ayant inscrit cette bonne habitude en nous.

–  Un léger repousser suffit car c’est un travail facile pour ces muscles de la hanche capables de nous faire marcher et courir.

–  En exerçant cette poussée vers le bas, je manifeste ma puissance, la force du bas du corps, je vais rencontrer, je teste la solidité du siège et du sol à travers les pieds du banc. Je constate que le sol n’est pas mou, que je ne m’enfonce pas dans le sol. Je sens que la terre est ferme.

C’est la rencontre de la puissance de mes hanches et de la solidité de la terre qui fait apparaître cette force qui, en réponse au repousser, semble monter dans ma colonne vertébrale et me soutient de l’intérieur.

 La force du Hara comporte aussi une tonicité abdominale et du périnée, que l’on met en place en apprenant à respirer avec le dos et les os du bassin (cliquez ici).

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