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L’atmosphère et le vécu, en stage ou en cours

Récit du week-end de l’Ascension 2013

Ce récit, écrit par Yvette Clouet, est le texte de la « Newsletter des stages » du 7 juin 2013

«Je reviens du week-end de l’Ascension et, donc, de l’Arche de Saint-Antoine, encore toute habitée par l’atmosphère de ce stage, portée par la joie, la plénitude».

 Notre groupe a réuni des participants d’une grande diversité :

 – diversité d’âges, échelonnés depuis deux personnes ayant dépassé les 80 ans jusqu’à une jeune femme, enceinte, et son compagnon.

La présence d’un tel petit être parmi nous est toujours émouvante.

Quelle chance de baigner dans la détente du yoga dès ses premiers mois d’existence et de formation ! Nous formions comme une famille.

 – diversité de formes physiques: depuis deux ex-sportifs de haut niveau jusqu’à plusieurs personnes souffrant de hernies discales, ce qui pouvait être assez impressionnant le premier soir.

Ainsi, durant le stage, Alberte, qui souffrait du dos a pris conscience que, en évitant absolument toute torsion et en acceptant de s’asseoir sur une chaise, elle retrouvait le plaisir de s’étirer sans déclencher de douleur et reprenait confiance en son dos.

Fabienne, qui venait d’apprendre qu’elle avait une hernie discale cervicale a découvert qu’en reculant le menton et en étirant la nuque, elle provoquait la douleur du cou. Or, c’est une position qu’elle s’appliquait consciencieusement à prendre, car elle lui avait été enseignée, de longue date, en méditation (une pathologie classique du yoga). A sa surprise, elle constatait que, à l’opposé, à chaque fois qu’elle réinstallait la cambrure du cou (ou lordose cervicale), la douleur de la nuque et du dessus des épaules diminuait puis disparaissait.

L’apparition d’acouphènes ayant été le signal d’appel, on peut raisonnablement espérer qu’ils disparaîtront au fur et à mesure où le cou et la mâchoire reprendront leur position naturelle.

Il n’est pas facile de « détricoter » des habitudes installées depuis des années, mais la douleur est un guide et un rappel efficaces.

 – diversité d’expérience et de pratique, depuis des débutants venant découvrir le yoga et s’essayer à la méditation, jusqu’à des pratiquants de longue date et des professionnels : ostéopathe, psychothérapeute et enseignant de yoga.

Jean Alain, quant à lui, n’avait plus fait de yoga depuis 35 ans, c’est à dire depuis l’âge de 5 ans où il avait accompagné sa mère à des cours de yoga.

Souffrant de douleurs dorsales, il consulte un ostéopathe. Celui-ci lui apprend que le côté gauche de son diaphragme est tendu. Jean Alain tape sur Google le mot « diaphragme », découvre le site « Habiter son corps » et s’inscrit en liste d’attente au premier stage. Bonne idée ! Car, ainsi, il a bénéficié d’un désistement et participé au stage.

Dès le deuxième jour, avec une rapidité qui m ‘a moi-même étonnée, il constate que l’étirement du diaphragme fait disparaître simultanément les tensions situées devant, sous les côtes et celles du dos.

Le yoga serait-il comme la bicyclette ?… Même sans en faire, on ne l’oublie pas !

Ce qui m’habite surtout, c’est l’atmosphère qui régnait lors de nos soirées.

Durant certaines soirées dans les stages, il y a un moment de partage où les participants qui le souhaitent évoquent ce qu’ils ressentent durant des exercices, les questions qu’ils se posent, parlent à cœur ouvert, dans une atmosphère d’écoute bienveillante, de parole vraie, qui suscite l’intérêt.

Ainsi, Chantal nous a-t-elle dit comment, durant l’assise du matin, elle s’est trouvée assaillie par la colère. Que doit on faire, lorsqu’on est envahi par une émotion, durant l’assise ? Eh bien c’est l’occasion de s’accrocher à la respiration et de se tenir dans l’enracinement. C’est tout le travail sur les samskaras.
Outils précieux, aussi bien durant les assises que dans la vie, la respiration et l’enracinement nous aident à accueillir nos émotions sans en être submergé.

Sylvie, sage-femme, nous dit comment elle utilise la respiration pour accompagner les femmes et s’aider elle même dans les moments difficiles de l’accouchement.

Bernard nous raconte que, actuellement, sa vie familiale le met souvent en colère. Quand cela arrive, alors, il part marcher afin de ne pas se laisser entraîner dans une discussion où il serait sous l’emprise de la colère. La marche l’aide à la transformer en force constructive, à « ne pas arroser ce samskara » et, les jours favorables, à « arroser les bons samskaras », selon l’enseignement de Thich Nhat Hanh.

Michèle, nous fait part de son étonnement de s’être retrouvée, dès la première assise, de nouveau, à l’écoute d’elle même et dans un grand calme, état qui l’a enveloppée toute la journée

Par ce récit, j’espère vous avoir fait, un peu, participer à notre stage.

                                                                                                                                                                                                          Yvette Clouet

 NB : Par souci de confidentialité, dans ce récit, j’ai changé les prénoms.

 

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